Ukraine : Witkoff et Kushner arrivent à Moscou avec un plan de paix

Ukraine occupe de nouveau le centre de la diplomatie internationale ce week-end. Les deux émissaires spéciaux du président américain Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, ont atterri samedi à l’aéroport de Vnoukovo, dans la banlieue de Moscou, porteurs d’une proposition destinée à mettre un terme à plus de trois ans et demi de guerre entre la Russie et l’Ukraine.

À leur descente d’avion, les deux hommes ont été accueillis par Kirill Dmitriev, l’envoyé spécial du Kremlin pour les investissements et la coopération économique, devenu au fil des mois l’un des interlocuteurs privilégiés de Washington dans ce dossier. Selon plusieurs sources proches du dossier, les discussions à Moscou devraient porter sur les contours d’un règlement territorial et sur les garanties de sécurité qu’exigent aussi bien Kiev que le Kremlin avant d’envisager un cessez-le-feu durable.

Ce déplacement n’est pas une première pour le duo. Witkoff et Kushner s’étaient déjà rendus dans la capitale russe en janvier dernier, où ils avaient été reçus directement par le président Vladimir Poutine. Cette nouvelle visite intervient toutefois dans un climat différent : la pression diplomatique s’est intensifiée ces dernières semaines, tandis que les capitales européennes multiplient les appels à une issue négociée au conflit.

Après leurs entretiens moscovites, les deux émissaires américains doivent se rendre à Kiev pour présenter la même proposition aux autorités ukrainiennes. Le président Volodymyr Zelensky, de son côté, a laissé entendre au cours des derniers jours qu’il s’attendait à « de nombreux changements dans le cours de la guerre » au mois de septembre, sans toutefois préciser la nature de ces évolutions.

L’initiative américaine s’inscrit dans une séquence diplomatique dense, où Washington cherche à se poser en médiateur incontournable, quitte à bousculer certains équilibres établis avec ses alliés européens. Pour Moscou, recevoir à nouveau des émissaires de haut rang constitue en soi un signal, à quelques mois d’échéances électorales et budgétaires majeures aux États-Unis comme en Europe.

Reste à savoir si cette nouvelle tentative aboutira là où les précédentes rondes de pourparlers ont échoué. Les capitales occidentales, tout comme Kiev, resteront attentives aux premiers signaux qui filtreront de ces échanges dans les prochaines heures, avant que les deux émissaires ne prennent la direction de la capitale ukrainienne.

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