Trump défend son rapprochement avec la Russie et relance ses critiques contre Zelensky

Donald Trump a de nouveau justifié son rapprochement avec le Kremlin, refusant pour l’instant de signer tout nouveau train de sanctions contre la Russie. Le président américain estime qu’un tel geste risquerait de compromettre les pourparlers engagés pour mettre fin à la guerre en Ukraine, et martèle que les négociations avancent dans la bonne direction.

Dans un message publié sur Truth Social, Trump a qualifié sa décision de « très simple ». Il ne veut pas, dit-il, agir de façon à pousser « bêtement » Moscou loin de la table des négociations alors que des « progrès significatifs » seraient en cours, y compris sur des dossiers sensibles comme la libération d’otages. Il n’exclut pas de signer de nouvelles sanctions plus tard, assurant pouvoir le faire « à tout moment ».

Cette prise de position intervient alors que l’administration américaine est critiquée pour avoir retardé un paquet de sanctions et de droits de douane visant Moscou et les pays qui continuent d’acheter de l’énergie russe, des mesures qui devaient entrer en vigueur dans les prochains jours. Vendredi dernier, Trump avait déjà signé un décret exemptant la Russie de nouvelles sanctions américaines, quelques jours après la conclusion d’un accord permettant aux États-Unis d’importer du diesel russe. Les mesures votées par le Congrès prévoient notamment des sanctions contre des responsables, des banques et des négociants en énergie russes, ainsi que de lourds droits de douane contre les pays important toujours du pétrole et du gaz russes.

Le président américain a par ailleurs réservé ses critiques les plus dures à son homologue ukrainien. Il accuse Volodymyr Zelensky de faire grimper les prix mondiaux du diesel en poursuivant les frappes contre les raffineries et installations russes, pénalisant selon lui les agriculteurs et les entreprises américaines, alors que la Russie continue d’écouler « des millions de barils » de diesel à bas prix. Trump affirme avoir demandé à plusieurs reprises à Kiev de cesser de viser les raffineries russes, estimant que Zelensky « ne se soucie pas » de l’accord et n’a peut-être « jamais voulu » mettre fin à la guerre.

Kiev, mais aussi des élus américains des deux partis, ont vivement critiqué cette approche, jugeant que la levée de la pression sur Moscou ne ferait qu’encourager la poursuite des combats. L’Ukraine défend ses frappes énergétiques comme une riposte aux attaques russes contre ses propres infrastructures, et comme un moyen de réduire les revenus militaires du Kremlin.

Sur le terrain, la Russie affirme avoir visé dimanche un centre logistique à Rivne ainsi qu’un navire près du port d’Odessa, revendiquant la destruction de plus d’un millier de drones ukrainiens en une nuit. Des responsables russes à Saint-Pétersbourg et dans l’oblast de Léningrad font état de dégâts et de victimes causés par des frappes de drones ukrainiens, dont un incendie dans un terminal pétrolier.

Zelensky a de son côté annoncé que Washington avait repris le partage de renseignements essentiels permettant d’intercepter les tirs de missiles russes, après une brève interruption, se disant « très reconnaissant » envers les États-Unis. Il a toutefois averti que si Washington venait à se ranger officiellement du côté de Moscou, l’Ukraine ne pourrait « certainement pas » tenir. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a, pour sa part, qualifié d' »irresponsables » les accusations de Zelensky visant un prétendu ralentissement du service Starlink par l’administration américaine, insistant sur le fait que la guerre ne pourrait se terminer que par un règlement négocié.

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