Sahara marocain : un juriste français loue la dynamique diplomatique du Royaume

Le Sahara marocain occupe de nouveau le devant de la scène diplomatique, et cette fois, c’est un expert hexagonal qui s’en fait l’écho. Pour Hubert Seillan, juriste français et auteur de plusieurs ouvrages consacrés à ce dossier, l’embellie que connaît la cause marocaine depuis le vote onusien de vendredi dernier n’a rien d’une surprise. Elle s’inscrit, selon lui, dans la continuité d’une dynamique patiemment construite depuis deux décennies sous l’impulsion du Roi Mohammed VI.

Dans une déclaration accordée à l’agence MAP, le spécialiste rappelle que le plan d’autonomie marocain, désormais soutenu par une large majorité d’États à travers le monde, a conduit le Conseil de sécurité à trancher, dans sa résolution 2797, que cette initiative doit servir de base à un règlement juste, durable et accepté par les parties. Un constat qui, selon lui, consacre des années d’efforts diplomatiques patients plutôt qu’un simple concours de circonstances.

Hubert Seillan, qui a déposé plusieurs pétitions devant la Quatrième Commission des Nations unies, ne mâche pas ses mots sur le bilan de la mission onusienne présente sur le terrain depuis trente-cinq ans. La MINURSO, affirme-t-il, « apparaît depuis longtemps comme un mécanisme dépassé par le temps ». Une formule qui résume, à ses yeux, l’incapacité du processus onusien à intégrer pleinement le consensus international qui s’est forgé au fil des années autour de la position marocaine.

Le juriste cite également l’ouverture de nombreux consulats à Laâyoune et à Dakhla, qu’il présente comme une preuve supplémentaire de la reconnaissance grandissante de la légitimité marocaine sur ces territoires. Pour lui, le vote de vendredi renforce la dynamique enclenchée par la résolution 2797 et ouvre la voie à un règlement durable de ce différend régional.

Il conclut sur une note tournée vers l’avenir du continent : le Maroc, estime-t-il, saura démontrer sa volonté de répondre aux attentes de la grande majorité des pays africains et aux espoirs des partenaires européens concernant ses provinces du Sud, le véritable enjeu de la consécration de la légitimité marocaine résidant, selon lui, dans la paix et le développement de l’Afrique de l’Ouest.

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