Maroc : la Gendarmerie saisit près de 800 kg de haschich sur une plage près d’Essaouira

La mer a rejeté, dans la soirée du jeudi 5 novembre, une cargaison de drogue qui allait occuper les enquêteurs de la région d’Essaouira pendant plusieurs jours. Informées par un renseignement précis, les unités de la Gendarmerie royale se sont rendues sur le littoral atlantique relevant de la commune de Sidi Ishaq, où elles ont mis la main sur près de 800 kilogrammes de résine de cannabis, connue localement sous le nom de « chira ».

Sur place, les gendarmes ont dénombré une vingtaine de ballots que les courants avaient charriés jusqu’au rivage. L’opération, menée en coordination avec les services douaniers, s’inscrit dans la série de saisies qui rythment, depuis plusieurs mois, la surveillance des côtes marocaines face aux réseaux de trafic international.

Les premiers éléments recueillis par les enquêteurs laissent penser à un lien possible avec une filière de trafic international de stupéfiants, sans que la provenance exacte de la cargaison n’ait, à ce stade, été établie avec certitude. Les autorités locales se sont montrées prudentes, précisant que seules les investigations en cours permettront de déterminer comment cette quantité de drogue s’est retrouvée échouée sur cette portion de côte.

La marchandise a été placée sous scellés par les unités de la Gendarmerie royale, qui l’ont acheminée selon les procédures en vigueur. Sur instruction du ministère public compétent, une enquête judiciaire a été ouverte et confiée au centre territorial compétent de la Gendarmerie royale, chargé d’établir toutes les circonstances de l’affaire, de rechercher d’éventuelles complicités et de situer les responsabilités.

Aucune arrestation n’a été annoncée à ce jour, et aucune embarcation n’a été signalée en lien avec cette cargaison, ce qui alimente les spéculations sur son origine. Les régions côtières du sud-ouest marocain, de Safi à Agadir en passant par Essaouira, sont régulièrement le théâtre de ce type de découvertes, les trafiquants profitant de longues étendues de plages peu surveillées pour tenter d’acheminer leur marchandise.

Le Maroc, premier producteur mondial de cannabis selon plusieurs rapports internationaux, mène depuis plusieurs années une politique de répression renforcée contre les réseaux de trafic, tout en encadrant par ailleurs la production légale de cannabis à usage médical et industriel dans certaines provinces du nord. Cette double approche vise à distinguer la filière légale, désormais réglementée, du trafic illicite qui continue d’alimenter les routes de la drogue vers l’Europe.

L’enquête en cours devra établir si cette saisie s’inscrit dans un schéma plus large de trafic organisé, une question que les autorités judiciaires entendent trancher dans les prochaines semaines.

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