Gastronomie marocaine : Pékin succombe aux saveurs du Royaume

Entre vapeurs de thé à la menthe et effluves d’épices, le pavillon marocain a tenu la vedette, vendredi, lors de la deuxième édition du festival « Saveurs francophones » organisé dans la capitale chinoise. Visiteurs chinois et internationaux se sont pressés pour découvrir une gastronomie marocaine que beaucoup ne connaissaient jusque-là que de réputation.

Installé sous l’égide de l’ambassade du Royaume en Chine, le stand marocain a proposé bien plus qu’une simple dégustation. Démonstrations culinaires, présentations touristiques et initiation au rituel du thé à la menthe se sont succédé tout au long de la journée, dans une ambiance chaleureuse où se mêlaient curiosité gourmande et échange culturel.

L’événement, placé sous le signe « Célébrer les saveurs et les cultures », a réuni une dizaine d’ambassades francophones présentes à Pékin. Chaque pavillon y défendait son identité culinaire et ses savoir-faire ancestraux. Mais c’est la richesse plurielle de la table marocaine, héritière des traditions amazighe, arabe, andalouse, africaine et méditerranéenne, qui a su retenir l’attention.

Pour les organisateurs comme pour les visiteurs, la cuisine n’était qu’un point d’entrée. Au fil des échanges, les discussions ont glissé vers les paysages, le patrimoine historique et les villes impériales du Royaume, dont les visuels promotionnels ont circulé de main en main. De quoi donner, à des milliers de kilomètres de Marrakech ou de Fès, un aperçu concret d’une destination touristique en plein essor.

Le moment fort de la journée est resté, sans conteste, la cérémonie du thé marocain. Rituel transmis de génération en génération, il incarne à lui seul l’art de recevoir cultivé par les familles marocaines. Les visiteurs, invités à s’asseoir et à observer le service traditionnel, ont pu mesurer à quel point l’hospitalité tient une place centrale dans la culture du pays.

Au-delà de la dégustation, c’est bien ce supplément d’âme — cette générosité dans le partage — qui a marqué les esprits. Les organisateurs du festival y voient la preuve que la gastronomie reste un langage universel, capable de rapprocher des publics que la distance géographique et culturelle pourrait a priori éloigner.

En clôture de cette journée, un constat s’imposait : à Pékin, la cuisine marocaine n’a pas seulement nourri les curiosités culinaires. Elle a ouvert une fenêtre sur un pays où l’art de la table demeure une mémoire vivante, et où chaque repas partagé reste une invitation au voyage.

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