Mouldiyat El Beida : Casablanca clôture une première édition réussie

Casablanca a refermé, samedi soir, la première édition du festival Mouldiyat El Beida, un rendez-vous culturel inédit consacré au patrimoine spirituel et musical marocain. La soirée de clôture, baptisée « Min Hadra ila Hadra » (D’une hadra à l’autre), s’est tenue dans l’enceinte du palais Al-Mechouar, au cœur du quartier historique des Habous.

Pendant deux jours, du 23 au 24 octobre, la métropole économique du royaume s’est transformée en vitrine du patrimoine immatériel marocain. Les traditions de hadra de Chefchaouen et des Charqaoua ont côtoyé le samaâ et le madih, ces chants religieux séculaires, ainsi que la musique andalouse et le gnaoua, dans un dialogue artistique rarement réuni sur une même scène.

La soirée d’ouverture, vendredi, portait le nom évocateur de « Laylat Awliya al-Maghrib » (La nuit des saints du Maroc) et avait réuni les artistes Saïd Belqadi et Bilal Belhouaj. La clôture a, elle, mis à l’honneur Mohamed Gharfi, Ali Erriahi et le chanteur Marwane Hajji, dont la présence a attiré un large public venu des quatre coins de la ville.

Président de l’association organisatrice « Majalissouna », Ismaïl Qallalech n’a pas caché sa satisfaction. Il a qualifié cette première édition de panorama artistique sans précédent, soulignant la volonté de son association de faire vivre et transmettre les expressions spirituelles marocaines auprès du grand public.

De son côté, le directeur artistique de l’événement, Ali Erriahi, a présenté le festival comme un espace de rencontre entre les différentes expressions musicales et patrimoniales du royaume. Pour lui, réunir hadra, samaâ et gnaoua sur une même affiche permet de rappeler la profondeur et la diversité du legs spirituel marocain, souvent perçu de manière cloisonnée alors qu’il puise dans des racines communes.

Le chanteur Marwane Hajji a, pour sa part, insisté sur la dimension identitaire de l’événement, estimant que ce type de manifestation célèbre avant tout l’héritage religieux et culturel du Maroc. Un message largement partagé par le public présent lors de la soirée de clôture.

Porté par l’association Majalissouna, dont la mission affichée est la promotion du samaâ, du madih et du patrimoine spirituel marocain, le festival Mouldiyat El Beida ambitionne déjà de devenir un rendez-vous annuel incontournable sur la carte culturelle de Casablanca, aux côtés des grands festivals de musique que la ville accueille déjà tout au long de l’année.

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