Élections législatives au Maroc 2026 : dates, sièges et enjeux du scrutin du 23 septembre

Le compte à rebours est lancé. Le 23 septembre 2026, plus de 15,8 millions d’électeurs marocains seront appelés aux urnes pour désigner les 395 membres de la Chambre des représentants, lors d’un scrutin législatif que beaucoup présentent déjà comme l’un des plus scrutés de l’histoire récente du Royaume. Douzième consultation du genre depuis l’indépendance, ce rendez-vous électoral intervient dans un contexte où la confiance des citoyens, en particulier des plus jeunes, reste un enjeu central.

Le mode de scrutin, complexe en apparence, obéit à une logique bien rodée. Sur les 395 sièges en jeu, 305 seront pourvus au niveau des circonscriptions locales, ouvertes à l’ensemble des candidats, tandis que 90 autres resteront réservés aux listes régionales exclusivement féminines, une disposition censée garantir une représentation minimale des femmes au Parlement. Le scrutin de liste à la représentation proportionnelle s’appuie sur la méthode du quotient électoral, complétée par la règle du plus fort reste pour la répartition des sièges restants, un dispositif pensé pour favoriser le pluralisme politique et éviter qu’un seul parti ne rafle la mise.

Vingt-sept formations politiques sont en lice, de la coalition sortante, Rassemblement national des indépendants, Parti authenticité et modernité, Parti de l’Istiqlal, aux partis d’opposition, parmi lesquels l’Union socialiste des forces populaires, le Mouvement populaire, le Parti du progrès et du socialisme ou encore le Parti justice et développement.

Question sensible entre toutes : l’argent. L’État a mobilisé 450 millions de dirhams pour financer les campagnes, dont 400 millions destinés aux candidats des partis et 50 millions réservés aux candidats indépendants de moins de 35 ans. Chaque candidat ne pourra toutefois pas dépenser plus de 600 000 dirhams, une limite destinée à contenir l’influence de l’argent dans la course aux sièges.

Reste le défi de la mobilisation. Seuls 4 % des inscrits âgés de 18 à 24 ans se disent aujourd’hui déterminés à voter, un chiffre qui inquiète les observateurs et pousse les autorités à multiplier les initiatives pour restaurer la confiance des jeunes générations, lutter contre la désinformation numérique et garantir la transparence du processus. Le ministère de l’Intérieur annoncera les résultats provisoires dès le 24 septembre, avant leur validation définitive par la Cour constitutionnelle, chargée de trancher d’éventuels recours.

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