Qatar et Arabie saoudite : un appel pour accélérer la désescalade au Moyen-Orient

Le ministre d’État qatari des Affaires étrangères, le cheikh Mohammed ben Abdulrahman Al Thani, également Premier ministre, s’est entretenu par téléphone mercredi avec son homologue saoudien, le prince Faisal ben Farhan Al Saoud, pour évoquer les relations bilatérales et les efforts de désescalade dans une région toujours sous tension. L’appel, confirmé par un communiqué du ministère qatari des Affaires étrangères publié sur les réseaux sociaux, intervient alors que plusieurs foyers de crise continuent d’inquiéter les capitales du Golfe.

Selon ce communiqué, les deux chefs de la diplomatie ont passé en revue les derniers développements régionaux, insistant sur la nécessité d’une coordination accrue entre Doha et Riyad pour apaiser les tensions et consolider la sécurité et la stabilité dans la zone. Cette consultation s’inscrit dans la continuité d’échanges réguliers entre les deux pays du Conseil de coopération du Golfe, qui affichent depuis plusieurs mois une volonté commune de limiter les risques d’escalade militaire aux abords du détroit d’Ormuz.

Le cheikh Mohammed ben Abdulrahman Al Thani a réaffirmé le soutien de Doha à toutes les initiatives diplomatiques visant à garantir la liberté de navigation dans les voies maritimes stratégiques de la région, une préoccupation centrale pour les économies du Golfe comme pour le commerce mondial de l’énergie. Il a estimé qu’une telle garantie ouvrirait la voie à un accord global capable d’apporter une paix durable, après des mois de tensions entre l’Iran et les États-Unis qui ont ravivé les craintes d’un blocage du trafic pétrolier.

Cette initiative diplomatique qatarie s’ajoute à une série de contacts menés ces dernières semaines par plusieurs capitales arabes, Doha s’étant imposée comme un médiateur discret mais actif dans plusieurs dossiers régionaux. Les deux ministres ont également convenu de maintenir un canal de communication permanent pour suivre l’évolution de la situation et coordonner leurs positions au sein des instances régionales et internationales.

Pour l’instant, ni Doha ni Riyad n’ont dévoilé de calendrier précis pour une éventuelle rencontre au sommet, mais les deux parties ont insisté sur leur détermination commune à éviter toute nouvelle escalade susceptible de déstabiliser davantage une région déjà fragilisée par plusieurs crises simultanées.

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