Hassan Tarik transforme le Secrétariat général du gouvernement en acteur du débat public

Le Secrétariat général du gouvernement, institution restée longtemps en retrait de la scène médiatique marocaine, se retrouve soudain au centre de l’attention. Selon le chercheur en sciences criminelles et droits de l’homme Larbi Tabet, c’est la prestation récente d’Hassan Tarik devant le Parlement, dans le cadre de la présentation budgétaire du secteur qu’il dirige, qui a provoqué ce basculement.

Dans une analyse publiée ce vendredi, Tabet affirme que le Secrétaire général du gouvernement a dépassé le cadre strictement technique habituellement associé à cet exercice parlementaire. Plutôt que de se limiter à une lecture administrative des chiffres et des textes, Hassan Tarik aurait livré ce que le chercheur décrit comme une véritable réflexion sur l’identité nationale, l’appartenance et les référentiels fondateurs de l’État marocain.

Pour Tabet, cette institution ne doit plus être perçue comme un simple appareil technique, ni comme ce qu’il appelle, en reprenant une expression désormais associée au débat, un « cimetière de textes ». Il lui attribue au contraire une responsabilité de premier plan dans la garantie de la sécurité juridique du Royaume.

Le chercheur relève deux messages principaux dans l’intervention d’Hassan Tarik. Le premier appelle le Secrétariat général à sortir de son silence traditionnel pour s’adresser directement à l’opinion publique et aux parlementaires, en expliquant et en justifiant ses prérogatives plutôt que de se contenter d’administrer les textes en attendant que le temps politique fasse son œuvre. Le second message, plus sensible, relie le travail de l’institution aux constantes nationales et aux référentiels identitaires du Royaume, une allusion, selon Tabet, à certains courants au sein de l’appareil gouvernemental qui chercheraient à remettre en cause les fondements sur lesquels reposent plusieurs textes de loi marocains.

Sans nommer ces courants, l’analyse de Tabet dresse le portrait d’un Secrétariat général en pleine mutation, passant d’une administration silencieuse à une institution qui communique et qui défend publiquement la portée constitutionnelle et nationale de ses textes. Une évolution qui, selon lui, dépasse largement le cadre d’une simple séance budgétaire et place désormais le fonctionnement de cette institution au cœur du débat public marocain.

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