Visa Schengen : la France maintient les frais à 90 euros pour les Marocains

Le Parlement français vient de trancher un débat qui inquiétait de nombreux voyageurs marocains. Lors de l’examen du projet de loi de finances 2027, les députés ont rejeté, par 67 voix contre 36, un amendement qui visait à faire grimper le prix du visa de court séjour de 90 à 140 euros.

La proposition, portée par un groupe de parlementaires soucieux d’augmenter les recettes de l’État, prévoyait l’instauration d’une surtaxe touristique de 50 euros sur les visas Schengen délivrés aux ressortissants de pays tiers, dont le Maroc. Ses auteurs avançaient qu’une telle mesure aurait pu rapporter environ 102 millions d’euros par an au budget français à partir de 2027.

Mais le gouvernement et la commission des finances ont fait barrage. Leur argument tient en une phrase : les tarifs des visas Schengen obéissent à des règles communes fixées au niveau européen, et Paris ne peut décider seul de les modifier. Imposer une hausse unilatérale aurait exposé la France à des complications diplomatiques et juridiques avec ses partenaires de l’Union européenne.

Pour les candidats marocains au voyage, la nouvelle est un soulagement. Le visa de court séjour reste donc fixé à 90 euros, un montant auquel il faut ajouter près de 258 dirhams de frais de service facturés par le prestataire TLScontact, chargé de la collecte des dossiers dans les centres marocains.

Ce dossier illustre une tension récurrente entre les ambitions budgétaires de certains élus français et les contraintes du cadre communautaire européen en matière migratoire. Il rappelle aussi le poids que représentent les visas Schengen dans les relations entre le Maroc et la France, deux pays liés par des flux humains, économiques et familiaux considérables.

Les autorités consulaires françaises n’ont pour l’instant pas communiqué de calendrier pour une éventuelle révision future des tarifs, mais le sujet pourrait revenir lors de prochains débats budgétaires, tant la question des recettes liées à l’immigration demeure sensible dans le paysage politique français.

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