Guercif : le Festival international des sports et jeux traditionnels réunit 35 pays

Guercif a vibré, vendredi soir, au rythme de la deuxième édition du Festival international des sports et jeux traditionnels, un rendez-vous qui place cette ville de l’Oriental marocain sous les projecteurs du patrimoine culturel immatériel mondial. Des délégations venues d’environ 35 pays ont convergé vers la capitale du Za, transformant pour deux jours cette préfecture en vitrine d’une diversité ludique et sportive rarement réunie à cette échelle.

Organisé par la Fédération royale marocaine du sport pour tous, en partenariat avec les autorités provinciales de Guercif et sous l’égide de la Fédération internationale du sport pour tous (TAFISA), l’événement a été conçu comme un hommage appuyé à l’identité nationale. Sa programmation coïncide en effet avec le premier anniversaire de la fête de l’Unité et le 51e anniversaire de la Marche verte, deux dates qui résonnent profondément dans la mémoire collective marocaine.

La cérémonie d’ouverture a mêlé spectacles folkloriques et présence de plusieurs légendes du sport marocain, dans une ambiance où tradition et performance se sont répondues. Sur le terrain, les compétitions de jeux ancestraux ont tenu leurs promesses : l’épreuve de tir à la corde, particulièrement suivie, s’est achevée par la victoire de l’équipe marocaine face à ses concurrents étrangers.

Le président de la Fédération du sport pour tous a pris la parole pour souligner la portée de ce rendez-vous, rejoint par des intervenants marocains et omanais qui ont salué la dimension fédératrice de ces jeux hérités des générations précédentes. Le festival se tient par ailleurs en parallèle de la 33e édition de la Fête de l’olivier de Guercif, offrant aux visiteurs un double rendez-vous culturel et agricole. Plusieurs personnalités et organismes ayant contribué au rayonnement de ces traditions ont été honorés à cette occasion.

En toile de fond de ces réjouissances populaires, un colloque international réunissant chercheurs et responsables fédéraux a interrogé les dimensions culturelles, éducatives et sociales de ces jeux traditionnels, plaidant pour leur documentation systématique et leur transmission aux jeunes générations, notamment par le biais de l’éducation physique scolaire. Les échanges ont aussi porté sur des jeux spécifiques à la région orientale et sur le patrimoine ludique saharien, avec un appel à davantage de recherches sur les pratiques féminines dans ce domaine.

En choisissant Guercif comme écrin de cette célébration, le Maroc réaffirme sa capacité à faire dialoguer patrimoine local et rayonnement international, à un moment où la cohésion nationale occupe une place centrale dans le récit public.

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