Parlement marocain : la Chambre des représentants élit mercredi son bureau et les présidents des commissions

Au lendemain de l’élection d’un nouveau président, le Parlement marocain s’apprête à achever la mise en place de ses instances dirigeantes. Les députés de la Chambre des représentants sont convoqués ce mercredi à une séance plénière consacrée à l’élection des membres du bureau de la Chambre ainsi qu’aux présidents des commissions parlementaires permanentes, une étape attendue depuis l’ouverture de la nouvelle législature.

Selon un communiqué des services de la présidence de la Chambre, la séance se tiendra conformément à l’article 62 de la Constitution et au règlement intérieur de l’institution. Elle débutera à quinze heures et permettra de compléter l’architecture institutionnelle de la première année législative de la douzième législature.

Cette échéance intervient quelques heures seulement après un scrutin disputé. Mardi, les députés ont porté Ahmed Touizi, du Parti authenticité et modernité, à la présidence de la Chambre des représentants, au terme d’un vote face à Idriss Azami Idrissi, candidat du Parti de la justice et du développement. La nouvelle majorité parlementaire, formée du PAM, de l’Istiqlal, de l’Union socialiste des forces populaires et du Parti du progrès et du socialisme, a ainsi scellé les grandes lignes de la répartition du pouvoir au sein de l’hémicycle.

L’élection du bureau et des présidences de commissions revêt une importance qui dépasse la simple formalité protocolaire. Ces postes déterminent pour les cinq prochaines années le rythme du travail législatif, la capacité de contrôle de l’action gouvernementale et les équilibres entre majorité et opposition au sein de chaque commission thématique, qu’il s’agisse des finances, des affaires étrangères, de la justice ou des secteurs sociaux.

Dans les couloirs du Parlement, les tractations entre les partis de la majorité se sont poursuivies tout au long de la journée pour arrêter la liste des candidatures aux différents postes, les négociations portant notamment sur l’attribution des commissions jugées stratégiques. L’opposition, de son côté, devrait également se voir réserver plusieurs présidences de commissions, selon les usages établis dans les précédentes législatures.

Une fois ses instances dirigeantes au complet, la Chambre des représentants pourra entamer pleinement ses travaux législatifs, dans un contexte marqué par un calendrier parlementaire dense, entre projets de loi économiques et dossiers de politique étrangère.

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