Tétouan confirme son attractivité économique. Plusieurs investisseurs étrangers, parmi lesquels des entrepreneurs espagnols installés dans la région, ont salué la qualité des services offerts par l’administration fiscale locale, un signal positif pour une ville qui mise gros sur l’horizon 2030.
Selon des sources proches du dossier, ces opérateurs économiques mettent en avant le professionnalisme du personnel, la qualité de l’accueil et la simplicité des démarches administratives. Dans un climat où chaque heure perdue compte pour un investisseur, la rapidité des réponses et la transparence des procédures font toute la différence.
Ce satisfecit tombe à un moment stratégique. Le Maroc s’apprête à coorganiser, avec l’Espagne et le Portugal, la Coupe du monde 2030, une échéance qui irrigue déjà l’économie régionale : tourisme, hôtellerie, transport, commerce, services, infrastructures. Tétouan, porte du Maroc vers l’Europe, entend bien transformer cet engouement en retombées concrètes.
Les observateurs rappellent toutefois que l’enthousiasme ne suffit pas. Les bénéfices réels dépendront du nombre de projets effectivement concrétisés et de leur capacité à générer une activité durable, au-delà de l’effet d’annonce lié à l’événement sportif.
L’administration fiscale est présentée comme un point de contact incontournable pour les entreprises, de leur création à leur développement. Simplifier les procédures et professionnaliser la relation avec les contribuables est devenu, selon plusieurs acteurs économiques, un levier central pour améliorer le climat des affaires, dans le respect du cadre légal en vigueur.
Une piste est même évoquée, celle d’un portail numérique régional unique, qui centraliserait informations fiscales, formulaires et mises à jour réglementaires. Il s’agit pour l’instant d’une proposition et non d’un projet officiellement annoncé, mais elle illustre la direction que souhaitent prendre les milieux économiques locaux.
Au-delà de l’attrait pour les capitaux étrangers, l’enjeu touche aussi à la création d’entreprises, à l’emploi des jeunes et au renforcement du tissu économique local. Les acteurs appellent à juger ces efforts sur des critères objectifs : nombre de sociétés créées, évolution des investissements, délais réels de traitement des dossiers et emplois effectivement générés plutôt que sur de simples déclarations d’intention.
