Mondial 2030 : Feijóo menace de retirer l’Espagne si la finale va au Maroc

Un coup de tonnerre vient de s’abattre sur l’organisation de la Coupe du monde 2030, et pour une fois, ce n’est pas la FIFA qui est à l’origine du séisme. C’est Alberto Núñez Feijóo, chef de l’opposition espagnole et candidat du Parti populaire à la présidence du gouvernement, qui a mis le feu aux poudres à quelques semaines des élections générales prévues le 29 novembre en Espagne.

Selon des informations révélées par la radio COPE, Feijóo envisagerait d’inscrire dans son programme électoral un engagement spectaculaire : le retrait pur et simple de l’Espagne de l’organisation du Mondial 2030 si la FIFA n’attribue pas la finale à un stade espagnol. En clair, si le match ultime devait se jouer au Maroc, Madrid claquerait la porte.

Le dossier semblait pourtant acquis pour l’Espagne. Dès l’été 2024, la FIFA avait publié son cahier des charges, confirmant qu’elle disposerait de 11 stades sur les 20 retenus, contre 6 pour le Maroc et seulement 3 pour le Portugal. Le Santiago-Bernabéu, fief du Real Madrid, apparaissait alors comme le candidat naturel pour accueillir la finale, une option que la FIFA elle-même avait laissé entendre dès juin 2024.

Mais le royaume chérifien a rebattu les cartes. Rabat a lancé une campagne internationale d’envergure pour mettre en avant son projet pharaonique : le futur Grand Stade Hassan II de Casablanca, appelé à devenir la plus grande enceinte sportive du monde. Une offensive qui s’est intensifiée ces derniers mois, au point que la presse espagnole l’accuse d’instrumentaliser chaque incident survenu en Espagne, des accidents ferroviaires aux déboires du Camp Nou, pour semer le doute sur la capacité de Madrid à tenir ses engagements.

C’est dans ce contexte que Feijóo a choisi d’intervenir, transformant, selon COPE, l’attribution de la finale en question de souveraineté nationale pour le Parti populaire.

La sortie du candidat conservateur se heurte toutefois à la Fédération royale espagnole de football. Son président, Rafael Louzán, a tenté de calmer le jeu sur l’antenne d’El Partidazo de COPE, rappelant que l’Espagne a signé des accords avec les autres pays organisateurs, avec la FIFA et avec son propre gouvernement. Il a par ailleurs minimisé les déclarations du président de la Fédération marocaine, Fouzi Lekjaa, qui avait évoqué une finale à Casablanca, les qualifiant de discours destiné à la consommation interne. Louzán a précisé que la FIFA n’avait encore rien tranché et que son président, Gianni Infantino, se rendrait en Espagne à l’automne pour poursuivre les discussions.

La polémique a pris une nouvelle ampleur après les révélations du journaliste Juanma Castaño, qui affirme que de réelles inquiétudes traversent la Fédération espagnole quant à un départ de la finale vers le Maroc, et que des pressions venues du président américain Donald Trump pourraient peser en faveur du royaume.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *