Le Maroc a officiellement tourné la page du gouvernement sortant. Ce samedi, le siège de la primature à Rabat a accueilli la cérémonie de passation des pouvoirs entre Fatima Zahra Mansouri, nouvelle cheffe du gouvernement, et Aziz Akhannouch, dont le mandat touche à sa fin. Un moment solennel, chargé de symboles, qui scelle le transfert de la responsabilité exécutive vers la nouvelle équipe gouvernementale.
La cérémonie s’est déroulée dans une ambiance institutionnelle empreinte de retenue, loin de l’effervescence qui accompagne habituellement les changements politiques. Les deux responsables ont insisté sur la continuité des institutions de l’État et sur la nécessité de préserver l’intérêt général, par-delà les clivages partisans. Un message clair : le changement de gouvernement ne doit pas interrompre les chantiers déjà engagés.
L’occasion a également permis de dresser un état des lieux des dossiers stratégiques en cours et des grands chantiers de réforme que la nouvelle équipe devra désormais piloter. Fatima Zahra Mansouri hérite d’un agenda dense, marqué par la poursuite des réformes sociales, la préservation du dynamisme économique national et l’amélioration du fonctionnement de l’administration publique, autant de priorités régulièrement rappelées par le Palais royal.
Les documents signés ce samedi rappellent par ailleurs l’importance de poursuivre la mise en œuvre des orientations royales, en particulier celles relatives aux grands chantiers sociaux et au renforcement de l’efficacité économique et administrative. Il s’agit, pour le nouvel exécutif, d’assurer la continuité des programmes en cours tout en accompagnant les mutations profondes que connaît le Royaume sur plusieurs fronts à la fois.
Cette transition intervient dans un contexte où les milieux politiques et sociaux scrutent avec attention les premiers pas de la nouvelle équipe. Au-delà du symbole, la véritable épreuve commence maintenant : celle de transformer les priorités annoncées en mesures concrètes, capables de répondre aux attentes d’une opinion publique souvent impatiente face aux promesses électorales.
Reste à savoir comment Fatima Zahra Mansouri structurera son action dans les semaines à venir, notamment sur les chantiers sociaux jugés prioritaires par le Roi Mohammed VI. Les prochains mois diront si cette passation de pouvoirs, menée dans la sobriété, ouvre réellement la voie à l’accélération attendue des réformes, ou si elle ne fait que prolonger un attentisme déjà perceptible depuis plusieurs semaines.
