Maroc : la Marine royale participe aux manœuvres navales Phoenix Express 2026 en Tunisie

La Marine royale marocaine a rejoint jeudi les rangs d’une vaste coalition internationale engagée dans l’exercice naval multinational Phoenix Express 2026, actuellement déployé au large des côtes tunisiennes. Cette opération d’envergure, la vingt-et-unième de son genre, mobilise treize pays autour d’un objectif commun : renforcer la sécurité maritime en Méditerranée et dans le golfe de Guinée.

Lancées le 7 septembre à la base navale de Halq el-Oued, ces manœuvres s’étendent sur douze jours sous l’égide du commandement des forces américaines pour l’Afrique (AFRICOM), avec la Sixième Flotte américaine à la manœuvre opérationnelle. Aux côtés du Maroc figurent l’Algérie, la Belgique, l’Égypte, la France, la Géorgie, l’Italie, la Libye, la Tunisie, la Turquie, l’Arabie saoudite, l’Espagne et les États-Unis, un éventail de participants qui illustre l’ampleur diplomatique de l’initiative.

Le programme d’entraînement combine exercices maritimes et terrestres, avec un accent particulier mis sur l’échange de données en temps réel et le partage d’une image opérationnelle commune entre les centres régionaux engagés. Des simulations de sauvetage en mer, des exercices d’arraisonnement de navires et des démonstrations en conditions réelles complètent un dispositif pensé pour tester la coordination tactique et la réactivité des forces impliquées.

Un volet spécifique porte sur l’intégration de systèmes avancés de surveillance et de suivi, destinés à détecter les activités illicites dans les zones économiques exclusives africaines, trafics, pêche illégale ou mouvements suspects en mer. Pour le Maroc, cette participation confirme le rôle que joue le Royaume dans l’architecture sécuritaire régionale, à la croisée de la Méditerranée occidentale et de l’Atlantique.

La présence simultanée du Maroc et de l’Algérie dans ce cadre multilatéral, alors que les relations bilatérales entre les deux pays traversent une période de tensions persistantes, n’est pas passée inaperçue parmi les observateurs. Elle rappelle que les enjeux de sécurité maritime continuent de rassembler, au moins ponctuellement, des acteurs régionaux par ailleurs en désaccord sur d’autres dossiers.

Phoenix Express s’inscrit dans une série d’exercices annuels pilotés par les États-Unis en Afrique, considérés comme l’un des rendez-vous militaires les plus suivis du continent en matière de coopération navale. Sa vingt-et-unième édition confirme la volonté de Washington de maintenir un maillage de partenariats solides autour du bassin méditerranéen, dans un contexte international marqué par une vigilance accrue sur les routes maritimes stratégiques.

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