Une rumeur resurgie d’un vieux dossier administratif est venue perturber, ce lundi, les premiers pas de Fatima Essaadi à la tête d’un portefeuille sensible. Nommée ministre déléguée chargée de l’Habitat et de la Politique de la ville au sein du nouveau gouvernement, la responsable se retrouve visée par des informations circulant sur les réseaux sociaux et évoquant un jugement rendu contre elle il y a une dizaine d’années, dans une affaire d’empiètement sur la propriété d’autrui.
Selon une source proche de la ministre, ces allégations sont loin de la vérité et viseraient à déformer les faits au moment précis où Fatima Essaadi prend ses nouvelles fonctions. Le dossier en question remonterait à l’époque où elle présidait le conseil communal d’Al Hoceima, dans le cadre d’une procédure de libération du domaine public et d’application des dispositions légales en vigueur en la matière, une mission courante pour tout élu local confronté à des occupations illégales du foncier communal.
Toujours selon cette même source, Fatima Essaadi disposerait d’un jugement définitif prononçant son acquittement total dans cette affaire, le plaignant ayant même été condamné aux dépens. Aucun document officiel n’a toutefois été rendu public à ce stade, ni par la ministre elle-même ni par son cabinet, et ni le nom du tribunal saisi ni la date exacte de la décision n’ont été précisés.
Cette polémique intervient dans un climat déjà tendu autour de la composition du nouveau gouvernement. Plusieurs nominations récentes ont suscité des remous: une ministre a dû quitter ses fonctions à peine 48 heures après son entrée en poste, à la suite d’une controverse liée à un document médical, tandis qu’un autre responsable aurait sollicité une grâce avant de rejoindre l’équipe gouvernementale. Dans ce contexte, chaque dossier personnel resurgi du passé prend une résonance politique particulière.
Pour l’heure, ni le ministère de l’Habitat ni l’entourage officiel de Fatima Essaadi n’ont publié de communiqué formel pour clore la polémique. L’affaire devrait néanmoins continuer à alimenter les discussions, à Rabat comme sur les réseaux sociaux, tant que les pièces du dossier judiciaire ne seront pas rendues publiques.
