Carburants au Maroc : la forte hausse redoutée finalement reportée

Les automobilistes marocains ont pu souffler un peu ce week-end. Alors qu’une hausse spectaculaire des prix des carburants était annoncée pour le mois d’août, avec des augmentations pouvant dépasser 2 dirhams par litre pour le gasoil et l’essence, la révision tarifaire tant redoutée n’a finalement pas été appliquée samedi 1er août 2026.

Selon des sources du secteur citées par Médias24, les prix à la pompe sont restés stables ce samedi, contredisant les prévisions qui circulaient depuis vendredi. Une nouvelle grille tarifaire était pourtant attendue par les stations-service dès la soirée du vendredi 31 juillet, avec des estimations évoquant un gasoil à plus de 2 DH supplémentaires et une essence en hausse d’environ 2,5 DH le litre, ce qui aurait porté certains prix au-delà de 16 DH le litre.

D’après les mêmes sources professionnelles, la décision de reporter cette hausse substantielle serait liée à « la situation dans le Nord » du pays, sans que davantage de précisions n’aient été communiquées sur la nature exacte de ce facteur. Cette formulation prudente laisse planer plusieurs hypothèses, qu’il s’agisse de considérations logistiques, sociales ou d’approvisionnement propres aux régions septentrionales du Royaume.

Ce report intervient dans un contexte où les prix des carburants au Maroc suivent, depuis la libéralisation du secteur en 2015, les fluctuations des cours mondiaux du pétrole ainsi que les marges appliquées par les distributeurs. Les associations de consommateurs et les professionnels du transport routier, particulièrement sensibles à toute variation, suivent de près l’évolution de ce dossier qui pèse directement sur le pouvoir d’achat des ménages et les coûts logistiques des entreprises.

Cette question des prix des carburants s’inscrit plus largement dans les préoccupations liées au coût de la vie au Maroc, où l’inflation a pesé ces dernières années sur le budget des ménages. Toute hausse à la pompe se répercute généralement sur les prix des transports publics et des produits de première nécessité, un effet en cascade que les autorités et les opérateurs économiques surveillent avec attention.

Si la hausse annoncée devait finalement être appliquée dans les prochains jours, elle pourrait l’être en une seule fois ou en deux étapes successives, selon les scénarios évoqués par les professionnels du secteur avant ce report. Les stations-service et les distributeurs restent donc en alerte, dans l’attente d’une clarification officielle sur le calendrier définitif de cette révision tarifaire.

Pour l’heure, les automobilistes marocains continuent de faire le plein aux tarifs actuels, dans un climat d’incertitude qui illustre la sensibilité du dossier énergétique à l’approche de la rentrée.

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