Aide sociale au Maroc : le gouvernement promet de la doubler à 1 000 dirhams d’ici la fin du mandat

Rabat — Le gouvernement marocain a annoncé, lundi, un renforcement de l’aide sociale et des pensions de retraite, destiné à soulager le pouvoir d’achat des familles, à l’occasion de la présentation du programme gouvernemental devant les deux chambres du Parlement réunies en séance commune.

La cheffe du gouvernement, Fatima Zahra Mansouri, a précisé que l’aide sociale directe, actuellement fixée à 500 dirhams, sera portée progressivement à 1 000 dirhams d’ici la fin du mandat actuel. Elle a également annoncé une revalorisation graduelle du montant minimum des pensions principales de retraite, qui devra atteindre 3 000 dirhams par mois, tous régimes confondus.

Parmi les mesures dévoilées figure aussi une compensation sociale automatique équivalente à la facture mensuelle d’électricité, plafonnée à 100 dirhams, destinée à la résidence principale des ménages éligibles. Cette aide sera versée sans démarche papier ni déplacement administratif, a précisé la responsable gouvernementale.

Sur le plan fiscal, l’exécutif prévoit une réforme progressive de l’impôt sur le revenu, dans le but d’augmenter le revenu net des salariés et d’encourager l’emploi déclaré. Le gouvernement entend également accélérer le chantier royal de la protection sociale, afin de garantir une couverture sanitaire universelle et effective, tout en assurant la pérennité de l’assurance maladie obligatoire.

Mme Mansouri a par ailleurs évoqué une réforme globale du système des retraites, qu’elle a dit vouloir mener en concertation avec les partenaires sociaux et économiques. Elle a insisté sur le fait que cette réforme ne saurait se résumer à un simple ajustement de l’âge de départ à la retraite ou des taux de cotisation, appelant à repenser le système dans sa globalité pour en garantir la viabilité financière et l’équité entre régimes.

Autre annonce marquante : les veuves bénéficieront désormais d’une pension complète, équivalente à 100 % de la pension principale de leur époux décédé, contre 50 % actuellement, tout en préservant les droits des orphelins et des autres ayants droit.

Dans le secteur de la santé, la cheffe du gouvernement a assuré que l’exécutif travaillera à combler les disparités territoriales dans l’offre de soins, à généraliser l’assistance médicale d’urgence et à mettre en place un système d’information sanitaire national unifié, en plus du renforcement des ressources humaines du secteur.

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