Sahara marocain : le Salvador réaffirme son soutien au plan d’autonomie à l’ONU

Le Salvador a réaffirmé vendredi son soutien aux efforts du Maroc pour parvenir à une solution « réaliste, politique, pragmatique et durable » au différend régional autour du Sahara marocain, lors d’une intervention devant la Quatrième Commission de l’Assemblée générale des Nations unies, réunie à New York pour son débat annuel sur la décolonisation.

Prenant la parole au nom de la délégation salvadorienne, le représentant du pays a estimé que l’initiative marocaine d’autonomie constitue « un élément essentiel » dans la recherche d’une issue durable à ce dossier qui oppose depuis des décennies Rabat au Front Polisario, soutenu par l’Algérie. Il a également salué le travail mené par l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, chargé de relancer et d’accompagner le processus politique placé sous l’égide des Nations unies.

Cette prise de position salvadorienne n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans une séquence diplomatique plus large : au cours des mêmes travaux de la Quatrième Commission, plusieurs délégations, parmi lesquelles le Chili, l’Équateur et des Etats membres du Conseil de coopération du Golfe, ont exprimé, selon des formulations proches, leur appui au plan d’autonomie présenté par le Maroc en 2007 comme base de négociation. Un faisceau d’expressions convergentes qui confirme la dynamique diplomatique engrangée par Rabat sur ce dossier ces dernières années, portée par une accumulation de soutiens bilatéraux et de reconnaissances au sein des instances multilatérales.

Le plan d’autonomie marocain, présenté comme une solution de compromis garantissant à la population locale une large autogestion de ses affaires sous souveraineté marocaine, est désormais considéré par un nombre croissant de capitales, dont Washington, Paris et Madrid, comme la base la plus sérieuse et la plus crédible pour mettre fin à un conflit qui pénalise depuis près de cinquante ans le développement de toute la région du Maghreb.

La Quatrième Commission, chargée des questions de décolonisation, se réunit chaque automne pour entendre les positions des Etats membres et des pétitionnaires sur les différents territoires inscrits à son ordre du jour, dont le Sahara. Ses travaux, bien que non contraignants, offrent un baromètre précieux de l’évolution des rapports de force diplomatiques autour de ce dossier sensible, suivi de près par la diplomatie marocaine comme par ses détracteurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *