Le président russe Vladimir Poutine a reçu ce samedi au Kremlin les deux émissaires spéciaux du président américain Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, dans le cadre d’une nouvelle tentative de Washington pour relancer les négociations sur l’Ukraine, au point mort depuis plusieurs semaines. Le chef du Kremlin a qualifié la situation de « difficile », selon les premiers échos de la rencontre.
Steve Witkoff, envoyé personnel du président américain sur les dossiers les plus sensibles, et Jared Kushner, gendre et conseiller informel de Donald Trump déjà associé à plusieurs médiations internationales, sont arrivés dans la capitale russe avec, selon des sources proches du dossier, des attentes mesurées. L’écart entre Moscou et Kiev reste large sur les points les plus épineux du conflit.
Les deux hommes doivent, une fois les discussions moscovites achevées, se rendre à Kiev pour rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dans le cadre d’un nouvel effort américain destiné à mesurer la disposition réelle des deux capitales à assouplir leurs positions respectives.
Les obstacles centraux n’ont pas changé depuis les précédents rounds de discussions : le contrôle territorial, l’avenir du Donbass et les garanties de sécurité qui accompagneraient un éventuel cessez-le-feu. Moscou continue d’exiger de Kiev qu’elle cède des territoires du Donbass encore sous contrôle ukrainien, tandis que l’Ukraine refuse toute cession de terrain que les forces russes n’ont pas conquis par les armes.
Sur le terrain, les hostilités se poursuivent sans relâche de part et d’autre : l’Ukraine multiplie les frappes contre les infrastructures pétrolières russes, tandis que la Russie intensifie ses tirs de missiles et de drones contre les réseaux énergétiques et urbains ukrainiens. Cette visite intervient huit mois après une précédente rencontre entre les deux émissaires et Vladimir Poutine, en janvier dernier, restée sans percée concrète.
Le président Zelensky avait lui-même averti, lundi dernier, que le mois de septembre pourrait marquer un tournant dans la trajectoire du conflit, appelant ses partenaires occidentaux à intensifier leurs efforts pour préserver toute chance de paix durable. Les prochaines heures, à Moscou puis à Kiev, diront si cette nouvelle navette diplomatique parvient à rapprocher des positions jusqu’ici irréconciliables.
