Rabat — Le premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), Idriss Lachkar, a affirmé ce mercredi que les détails des consultations menées avec la cheffe du gouvernement, Fatima Zahra Mansouri, resteront confidentiels tant qu’elle n’aura pas achevé sa tournée auprès de l’ensemble des formations politiques. Une déclaration prudente, mais qui en dit long sur le climat feutré qui entoure la formation du nouvel exécutif marocain.
Reçu à Rabat dans le cadre des consultations lancées par la nouvelle cheffe de gouvernement, Lachkar n’a pas caché sa satisfaction. Il a d’abord tenu à féliciter Fatima Zahra Mansouri pour sa nomination par le Roi Mohammed VI à la tête du gouvernement, une décision qu’il a qualifiée de « saut qualitatif réel dans l’évolution de notre société vers la modernité et l’égalité entre les hommes et les femmes ». Une formule qui résonne particulièrement fort dans un pays où aucune femme n’avait, jusque-là, occupé ce poste.
Le dirigeant socialiste a insisté sur l’attachement historique de son parti aux causes féminines, rappelant que l’USFP a toujours placé l’égalité des genres au cœur de son projet politique. Selon lui, l’arrivée d’une femme à la tête du gouvernement marocain constitue un signal fort, autant sur le plan symbolique que sur celui des politiques publiques à venir.
La rencontre s’est déroulée en présence de représentants du Parti authenticité et modernité (PAM) et de l’USFP, dans une ambiance que des sources proches du dossier qualifient de cordiale. Ni Lachkar ni les autres participants n’ont souhaité livrer davantage de détails sur le contenu des échanges, renvoyant les précisions à l’issue du processus.
Fatima Zahra Mansouri poursuit actuellement un round de consultations avec les différentes formations politiques représentées au Parlement, une étape incontournable avant l’annonce de la composition du futur gouvernement et de son programme. Chaque rencontre alimente les spéculations sur les équilibres politiques qui se dessinent, sans que la cheffe du gouvernement ne lève le voile sur ses arbitrages.
Cette réserve assumée par l’ensemble des protagonistes tranche avec l’effervescence médiatique qui entoure, depuis plusieurs jours, la formation du nouvel exécutif. Reste à savoir quand Mansouri estimera son tour de consultations achevé, et quel visage prendra finalement le gouvernement appelé à conduire les grands chantiers du Royaume dans les mois à venir.
