Grève des enseignants en Espagne : Madrid dans la rue pour arracher 600 euros de plus

La grève des enseignants en Espagne s’est durcie jeudi à Madrid, où plusieurs milliers de professeurs, de parents et d’élèves ont défilé des abords de la gare d’Atocha jusqu’au siège de l’autorité régionale de l’éducation. Ce septième jour de mobilisation, entamée le 14 octobre, illustre la détermination d’un corps enseignant qui refuse de céder sur ses principales revendications.

Les syndicats réclament une réduction du temps de classe hebdomadaire : de 19 à 17 heures pour le secondaire et la formation professionnelle, et de 25 à 22 heures pour le préscolaire et le primaire. À cela s’ajoute une demande de revalorisation salariale de 600 euros par mois, ainsi que des classes moins chargées, un accompagnement renforcé pour les élèves à besoins spécifiques, une réduction des tâches administratives et une amélioration des infrastructures scolaires, notamment la ventilation et la climatisation des salles de classe, régulièrement pointées du doigt lors des pics de chaleur.

Le cortège, parti dès le matin d’un rassemblement devant le Parlement régional, a rassemblé des représentants de plusieurs syndicats enseignants, déterminés à maintenir la pression sur l’exécutif régional. Mercedes Zarzalejo, responsable de l’éducation pour la région de Madrid, a qualifié plusieurs de ces revendications d’irréalisables en l’état des finances régionales, tout en affirmant que le dialogue se poursuivrait sur l’évolution de carrière des enseignants et la mise en œuvre de l’accord sectoriel en vigueur.

Pour l’heure, aucune issue n’est en vue : les retenues sur salaire pour les jours de grève continuent de s’appliquer, et aucune date de fin du mouvement n’a été fixée. Ce conflit social, circonscrit à la région madrilène, s’inscrit dans un contexte plus large de tensions récurrentes entre gouvernements régionaux et personnel éducatif en Espagne, où la charge de travail et les conditions matérielles dans les écoles publiques alimentent depuis plusieurs années une contestation sociale persistante. L’issue de ce bras de fer pourrait, selon des observateurs, influencer la posture d’autres régions espagnoles confrontées à des revendications similaires.

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