Sahara marocain : le Conseil de sécurité ouvre ses consultations sur l’avenir de la MINURSO

New York. Le Conseil de sécurité des Nations unies a entamé, ce mercredi, une série de consultations à huis clos consacrées à l’avenir de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), dont le mandat actuel arrive à échéance le 31 octobre. Ces échanges s’annoncent décisifs pour la suite du dossier du Sahara marocain, à quelques semaines d’une date butoir qui conditionnera le prochain chapitre du processus politique.

Selon le rapport du secrétaire général Antonio Guterres, daté du 1er octobre, l’initiative marocaine d’autonomie occupe désormais une place centrale dans les discussions récentes. Le document établit un lien direct avec la résolution 2797, adoptée en octobre 2025, qui avait déjà consacré cette proposition comme base sérieuse et crédible pour parvenir à une solution politique durable.

Le rapport révèle que le Maroc a transmis, lors du premier cycle du processus de négociation, une version enrichie de son initiative d’autonomie de 2007. Ce texte a été remis à l’envoyé personnel du secrétaire général, Staffan de Mistura, ainsi qu’aux États-Unis et aux autres participants, à titre de document de négociation et non de texte destiné à une diffusion publique.

Le document onusien évoque des « parties » et des « participants », mentionnant la présence des ministres des Affaires étrangères du Maroc, de l’Algérie et de la Mauritanie, Alger continuant pour sa part à se présenter comme simple observateur dans ce dossier.

Le rapport fait également état d’actes d’hostilité de faible intensité à proximité du dispositif de défense, et revient sur un incident survenu le 5 mai dernier à Smara, où des projectiles avaient touché un civil et endommagé une installation civile. Washington avait condamné cet acte, tandis que Staffan de Mistura avait estimé que les conditions n’étaient pas réunies pour une escalade militaire.

La résolution 2797 avait par ailleurs demandé un examen stratégique du fonctionnement de la MINURSO dans le contexte actuel. Sur cette base, Antonio Guterres recommande une prolongation d’un an du mandat de la mission, jusqu’au 31 octobre 2027, conditionnant explicitement la poursuite de sa présence sur le terrain aux avancées du processus politique mené sous l’égide de l’émissaire onusien.

Une seconde séance à huis clos est prévue jeudi, durant laquelle Staffan de Mistura doit présenter aux membres du Conseil ses derniers contacts et ses perspectives pour relancer la dynamique diplomatique autour de ce dossier, à l’approche d’une échéance que Rabat suit avec une attention particulière.

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