Maroc-Russie : El Mansouri représente le Roi au Sommet Russie-Afrique à Moscou

Moscou a accueilli, ce mercredi, l’ouverture du troisième Sommet et forum économique Russie-Afrique, et le Maroc y a pris toute sa place. La Cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, s’est posée dans la capitale russe en fin de matinée pour représenter personnellement Sa Majesté le Roi Mohammed VI à ce rendez-vous diplomatique de premier plan, confirmant l’intérêt constant que porte le Royaume aux grands rendez-vous multilatéraux impliquant le continent africain.

Elle n’était pas seule. À ses côtés figurent le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, ainsi que l’ambassadeur du Royaume en Fédération de Russie, Lotfi Bouchaara. Une délégation resserrée, mais à forte charge symbolique : celle d’un pays qui entend peser dans les discussions plutôt que de les observer de loin.

Placé sous le thème « Pour la paix, la sécurité et le développement », ce troisième sommet rassemble des représentants de l’ensemble des pays africains membres des Nations Unies. Il s’inscrit dans une séquence entamée à Sotchi en 2019, puis poursuivie à Saint-Pétersbourg en 2023, deux précédents qui avaient déjà permis à Moscou d’ancrer son dialogue économique et sécuritaire avec le continent.

Sur le papier, l’agenda est vaste : commerce, investissement, énergie, agriculture, technologies. Dans les faits, c’est surtout une bataille d’influence qui se joue, entre puissances occidentales, Chine et Russie, pour s’arrimer durablement aux économies africaines en pleine recomposition. Pour le Maroc, acteur reconnu de la diplomatie économique sur le continent, la présence à Moscou n’a rien d’anodin : elle permet de maintenir un canal ouvert avec un partenaire qui reste un fournisseur énergétique et céréalier de poids pour plusieurs pays africains, tout en préservant les équilibres que Rabat cultive avec l’ensemble de ses partenaires internationaux.

La présence de Nasser Bourita aux réunions ministérielles qui ont précédé l’ouverture officielle confirme aussi une constante de la diplomatie marocaine ces dernières années : ne jamais se contenter d’un strapontin lors des grands raouts multilatéraux consacrés à l’Afrique, qu’ils se tiennent à Pékin, à Washington ou, comme cette semaine, à Moscou.

Les travaux du sommet doivent se poursuivre dans les prochains jours, avec un volet économique dense et plusieurs rencontres bilatérales en marge, dont l’issue sera scrutée de près par les chancelleries africaines.

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