L’Iran a multiplié ce mardi les mises en garde depuis les rives du détroit d’Ormuz, promettant de déjouer toute tentative de blocus visant son économie, à l’heure où Donald Trump assurait de son côté que le trafic pétrolier dans ce passage stratégique retrouvait sa cadence normale.
Les autorités iraniennes ont fait état de bruits d’explosions entendus au large de l’île de Qeshm, dans le sud du pays, sans qu’aucune frappe directe n’ait visé l’île elle-même, selon les premiers éléments communiqués par l’agence officielle iranienne. Cet épisode intervient alors que la région vit sous une tension militaire soutenue, le détroit d’Ormuz demeurant l’un des points de passage les plus surveillés au monde pour les flux d’hydrocarbures.
Téhéran a réaffirmé sa détermination à contourner les sanctions économiques qui l’étouffent depuis des mois, qualifiant les mesures occidentales de tentative d’asphyxie délibérée. Les responsables iraniens ont promis de ne laisser aucune restriction entraver leurs intérêts stratégiques, un discours de défi qui tranche avec les signaux d’apaisement envoyés côté américain.
De Washington, le président Donald Trump a voulu rassurer les marchés et les chancelleries en affirmant que les cargaisons de pétrole transitant par Hormuz retrouvaient leur rythme antérieur, loin des scénarios de paralysie redoutés par les compagnies pétrolières internationales. Cette déclaration survient alors que les deux capitales en sont, par leurs propres calculs, au 112e jour depuis la signature d’un protocole d’entente bilatéral, et au 221e jour depuis le début des hostilités entre les deux pays.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part considérable du pétrole mondial, reste ainsi le théâtre d’un bras de fer où se mêlent incidents militaires ponctuels, rhétorique de défi et tentatives de désescalade verbale. Les observateurs redoutent qu’un incident mal maîtrisé, comme ces explosions encore inexpliquées près de Qeshm, ne vienne rallumer une confrontation que les deux parties affirment pourtant vouloir éviter.
Dans l’immédiat, ni Téhéran ni Washington n’ont annoncé de mesures concrètes susceptibles de faire évoluer la situation sur le terrain, laissant planer l’incertitude sur la suite d’une crise qui continue de peser sur la stabilité énergétique mondiale.
