Es-Semara accueille une conférence sur les Initiatives Royales pour l’Afrique

Es-Semara a servi de cadre, samedi, à l’ouverture d’une conférence internationale consacrée aux «Initiatives Royales pour l’Afrique : de la continuité historique aux horizons de demain». La rencontre s’inscrit dans les festivités marquant le premier anniversaire de la Fête de l’Unité, et elle a rapidement pris l’allure d’un véritable carrefour d’idées pour penser l’avenir du continent.

Dans la salle, le ton était résolument tourné vers l’action plutôt que vers les discours de circonstance. Anciens ministres africains, experts en géopolitique, représentants de la société civile marocaine et africaine, élus locaux : la diversité des profils réunis à Es-Semara traduisait l’ambition de la rencontre, pensée comme une plateforme de réflexion académique autant que comme un espace de dialogue politique.

Deux chantiers ont dominé les échanges de la matinée. D’abord, l’Initiative Royale visant à donner aux pays du Sahel un accès à l’océan Atlantique, présentée comme un levier déterminant d’interconnectivité régionale. Ensuite, le projet de Corridor Transsaharien d’Amgala, conçu comme un axe routier capable de fluidifier la circulation des personnes et des marchandises tout en diversifiant les routes commerciales de toute une région.

Le gouverneur de la province d’Es-Semara, Brahim Boutoumilate, a insisté sur la portée de ces initiatives royales, rappelant que l’Initiative atlantique entend transformer le littoral ouest-africain en un pont ouvert sur les Amériques et l’Europe. Selon lui, Es-Semara occupe une position singulière : passerelle entre la façade atlantique et les profondeurs sahélo-sahariennes, la province s’impose peu à peu comme un carrefour civilisationnel à part entière.

Les élus locaux n’ont pas manqué de souligner, de leur côté, le rôle que les provinces du Sud sont appelées à jouer dans cette dynamique. Pour le président du Conseil provincial d’Es-Semara, Mohamed Salem Labihi, comme pour ses homologues des conseils communaux, la réhabilitation des réseaux urbains et l’encouragement de l’investissement durable doivent faire de la région un pôle logistique et commercial à part entière.

La rencontre doit déboucher sur une Déclaration d’Es-Smara, dont l’ambition affichée est double : enrichir la réflexion collective sur ces enjeux et poser les bases d’une plateforme pérenne de dialogue entre acteurs africains venus d’horizons différents. Une manière, pour cette ville du sud marocain, de s’affirmer durablement sur la carte des grands rendez-vous consacrés à l’avenir du continent.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *