Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, s’est rendu discrètement en Israël lundi, où il a rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans une base aérienne militaire, selon des révélations du site Axios confirmées par plusieurs sources informées. Ni le Pentagone ni le bureau du chef du gouvernement israélien n’ont commenté publiquement ce déplacement, resté inédit jusqu’à sa révélation plus de 24 heures après les faits.
D’après la chaîne israélienne Channel 13, qui cite deux sources distinctes, l’entretien aurait duré près de deux heures et réuni plusieurs hauts responsables dont l’identité n’a pas été précisée. Ce huis clos, organisé loin des caméras, tranche avec le ton habituellement très médiatisé des échanges entre Washington et Tel-Aviv, ce qui alimente les spéculations sur la teneur des discussions.
Le timing de cette rencontre n’est pas anodin. Elle intervient au lendemain d’un soutien appuyé affiché publiquement par le président Donald Trump à Benjamin Netanyahu, à quelques jours des élections législatives à la Knesset. Elle survient également dans un contexte régional tendu, marqué par des discussions récurrentes autour d’une possible reprise d’opérations militaires de grande ampleur contre l’Iran, après plusieurs semaines de tensions dans le détroit d’Hormuz et autour du dossier nucléaire iranien.
Pete Hegseth, figure controversée de l’administration Trump, s’est imposé depuis sa nomination comme l’un des artisans les plus assidus du resserrement des liens militaires entre les deux pays. Ses déplacements, souvent annoncés a posteriori, s’inscrivent dans une diplomatie de défense volontairement discrète, loin des canaux traditionnels.
Pour les observateurs de la région, ce type de visite non annoncée précède généralement soit l’annonce d’une nouvelle coordination militaire, soit la préparation d’une décision stratégique majeure. Reste à savoir si cette réunion secrète débouchera, dans les prochains jours, sur des annonces concrètes concernant l’évolution du dossier iranien ou le soutien logistique américain à Israël. Washington et Tel-Aviv, de leur côté, maintiennent pour l’instant un silence total sur le contenu exact des échanges.
