Saad Lamjarred condamné à 10 ans de prison en appel pour viol

La cour d’appel française a lourdement sanctionné, ce samedi 26 septembre 2026, le chanteur marocain Saad Lamjarred, condamné à dix ans de réclusion dans l’affaire dite Laura Briol, soit le double de la peine prononcée en première instance.

L’artiste, dont la carrière avait longtemps semblé insensible aux tempêtes judiciaires, voit ainsi son dossier prendre un tournant décisif. Le tribunal correctionnel de Draguignan, dans le sud de la France, l’avait condamné le 15 mai dernier à cinq ans de prison pour viol, à l’issue de quatre jours d’audience tenue à huis clos, à la demande de la partie civile. Lamjarred avait comparu libre, sans mandat de dépôt délivré à l’époque.

Son avocat, Christian San Pallay, avait immédiatement fait appel de cette première décision, estimant la relation consentie. C’est cet appel qui s’est retourné contre son client : la cour a non seulement confirmé la culpabilité, mais doublé la sanction initiale.

Les faits reprochés remontent à 2018, à Saint-Tropez. Selon la plaignante, alors serveuse dans un établissement de la ville, elle avait rencontré le chanteur dans une boîte de nuit avant de le suivre dans sa chambre d’hôtel pour y boire un verre. Elle affirme y avoir été agressée sexuellement, une version que l’artiste a toujours contestée, invoquant une relation consentie entre adultes.

Ce nouveau verdict s’inscrit dans un feuilleton judiciaire déjà long pour l’interprète de « LM3ALLEM ». Il avait fait l’objet d’accusations similaires au Maroc en 2015 et aux Etats-Unis en 2010. En 2023, la justice française l’avait également condamné à six ans de prison dans un autre dossier, dont l’examen en appel, prévu en juin 2025, avait été reporté.

Cette accumulation de procédures place désormais Saad Lamjarred, l’une des voix les plus populaires de la chanson marocaine et arabe des années 2010, face à une peine cumulée particulièrement lourde. Ni son entourage ni sa maison de production ne se sont exprimés dans l’immédiat sur cette décision.

L’affaire continue de susciter une vive attention médiatique, tant au Maroc qu’en France, où elle interroge une nouvelle fois le traitement judiciaire des accusations de violences sexuelles visant des personnalités publiques.

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