Le Conseil national de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) a tranché, samedi à Rabat : la formation historique de la gauche marocaine rejoindra la future équipe gouvernementale. Un choix stratégique, à l’heure où le Maroc tourne une page politique inédite, avec à sa tête la première femme chef de gouvernement de son histoire.
Réunis pour dresser le bilan de la récente séquence électorale et évaluer la place du parti dans les consultations en cours, les membres du Conseil national ont acté leur participation à la coalition que doit diriger Fatima Zahra Mansouri, coordinatrice de la direction collégiale du Parti authenticité et modernité (PAM). Arrivée en tête des élections législatives, cette formation a été chargée par le roi Mohammed VI de former le prochain gouvernement, en application de l’article 47 de la Constitution.
Dans sa déclaration finale, le Conseil national de l’USFP a salué le discours royal prononcé à l’ouverture de la première session de la douzième législature, qu’il qualifie de véritable feuille de route pour l’action publique des prochaines années. Le parti y voit une convergence de fond avec son propre programme électoral, centré sur un développement juste et équilibré des territoires, ainsi qu’avec les orientations défendues par le PAM et les autres formations appelées à composer la future majorité.
Driss Lachgar, premier secrétaire de l’USFP, a reçu du Conseil national mandat de mener les négociations avec Fatima Zahra Mansouri sur l’architecture du futur exécutif et sur la méthode de répartition des portefeuilles ministériels. Il devra également soumettre les profils que le parti souhaite voir intégrer l’équipe gouvernementale, sur la base de critères de compétence, d’intégrité et de capacité à produire des résultats concrets pour les citoyens.
Le Conseil national a par ailleurs félicité les candidats du parti sortis vainqueurs des urnes, tout en assurant que l’engagement de ceux qui n’ont pas été élus demeure un atout pour l’USFP. Les instances dirigeantes ont enfin appelé à recenser et documenter les irrégularités constatées durant la campagne électorale, à en établir clairement les responsabilités, et se sont réservé le droit de saisir la Cour constitutionnelle dans les formes prévues par la loi.
Ce ralliement de l’USFP conforte la dynamique de large union nationale voulue par le PAM pour asseoir une majorité stable autour de Fatima Zahra Mansouri. Les prochains jours s’annoncent désormais décisifs : c’est autour de la table des négociations que se dessinera la physionomie définitive du futur gouvernement marocain.
