Sur les hauteurs de Tanger, une trentaine d’enfants venus de Jérusalem ont découvert cette semaine un pan vivant du patrimoine marocain. Le Maroc, à travers le programme « Manarat As-Salam » (Phare de la paix), accueille chaque été ces jeunes Maqdessis dans le cadre d’une colonie de vacances portée par l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, placée sous le patronage effectif de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Pour cette 17e édition, les organisateurs ont voulu que le séjour dépasse la simple détente estivale. Les fillettes ont revêtu le caftan traditionnel et pris part à des ateliers de henné et de préparation à la manière d’une « couronne de mariée », un rituel esthétique transmis de génération en génération dans les familles marocaines. Les garçons, eux, ont enfilé le maillot des Lions de l’Atlas avant de s’affronter dans des tournois d’échecs, de tennis de table et de billard, mêlant compétition amicale et transmission culturelle.
Le responsable de la délégation a souligné que ces déplacements à travers plusieurs régions du Royaume « suscitent chez les enfants une admiration profonde pour la grandeur du Maroc et la richesse de son patrimoine », insistant sur les valeurs de liberté, de noblesse et de générosité que le pays cherche à transmettre à ses jeunes hôtes. Le séjour tangérois s’est achevé par une visite dans un parc de loisirs de la ville, moment de détente avant la suite du programme.
Lancée en 2008, cette initiative annuelle s’inscrit dans une politique marocaine constante de soutien à la cause palestinienne et à la ville sainte d’Al-Qods, portée depuis des décennies par la diplomatie du Royaume. Au-delà du geste humanitaire, le programme vise à construire des ponts durables entre la jeunesse palestinienne et marocaine, en misant sur l’échange culturel plutôt que sur le seul discours politique.
Chaque année, plusieurs dizaines d’enfants originaires de Jérusalem-Est traversent ainsi le Maroc, de Rabat à Marrakech en passant par Tanger, pour un programme mêlant découverte du patrimoine, activités sportives et rencontres avec les autorités locales. Une manière, pour le Royaume, de conjuguer diplomatie religieuse et solidarité de terrain, dans un contexte régional où la question palestinienne reste au cœur des préoccupations diplomatiques marocaines.
