Maroc : le mois de Joumada El Oula débutera ce mardi 13 octobre

Rabat – Le compte à rebours vers le mois sacré de Ramadan vient de s’allonger d’une journée supplémentaire. Le ministère des Habous et des Affaires islamiques a annoncé, dans un communiqué diffusé ce dimanche soir, que le croissant lunaire annonçant l’entrée dans le mois de Joumada El Oula n’avait pas été observé à l’œil nu sur l’ensemble du territoire marocain.

Conformément à la tradition observée chaque mois depuis des décennies, les services du ministère avaient mobilisé dimanche soir, 29 Rabii Al-Akhir 1448 de l’hégire, un réseau de délégués régionaux des affaires islamiques ainsi que des unités spécialisées des Forces armées royales chargées d’épauler les commissions locales dans leur mission de guet lunaire. Déployés dans plusieurs provinces du Royaume, ces observateurs ont unanimement rapporté l’absence de visibilité du croissant, qu’il s’agisse d’un ciel dégagé ou nuageux.

En conséquence, le mois de Rabii Al-Akhir, qui avait débuté vingt-neuf jours plus tôt, sera complété à trente jours pleins, comme le prévoit le calendrier lunaire islamique lorsque l’observation directe ne permet pas de confirmer l’apparition du nouveau croissant. Le premier jour du mois de Joumada El Oula 1448 correspondra donc, sauf nouvelle annonce, à la journée de mardi 13 octobre 2026.

Cette annonce, désormais rituelle, est suivie avec une attention particulière par les Marocains, qui y voient un repère sur le chemin menant au mois sacré du jeûne. Si l’on se fie au calendrier hégirien, Ramadan 1448 ne débutera en effet que dans environ quatre mois, mais chaque annonce mensuelle de ce type permet aux croyants d’ajuster leurs calculs et de se préparer, étape par étape, à l’un des moments les plus attendus de l’année.

Le communiqué ministériel s’est conclu, selon l’usage, par une prière pour la santé et la longévité du Roi Mohammed VI, pour le Prince héritier Moulay El Hassan, pour l’ensemble de la famille royale, ainsi que pour le peuple marocain et la Oumma islamique tout entière.

Ce mécanisme d’observation, qui associe expertise religieuse et moyens logistiques de l’État, illustre la manière dont le Royaume continue d’articuler tradition cultuelle et rigueur institutionnelle dans la gestion de son calendrier religieux, un exercice renouvelé douze fois par an avec la même minutie.

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