Inondations à Fès : un humoriste frôle la noyade et alerte les autorités

Les pluies qui se sont abattues ces derniers jours sur la région de Fès ont de nouveau transformé une portion de route nationale en zone à risque. L’humoriste Zouhair Rajraji, plus connu du grand public sous son nom de scène Zizo, affirme avoir frôlé la noyade en traversant le secteur du centre d’Oued Fès, submergé par les eaux de ruissellement.

Dans un témoignage repris largement sur les réseaux sociaux, l’artiste raconte avoir vu son véhicule cerné par une montée rapide des eaux sur cet axe très fréquenté. Il affirme n’avoir échappé au pire que par chance, évoquant une expérience qui l’a profondément marqué et qui, selon lui, aurait pu se solder par un drame.

Zizo insiste sur le danger que représente ce point noir pour les automobilistes qui ne connaissent pas les particularités de cette portion de route. Contrairement aux riverains habitués aux caprices du oued, nombre de conducteurs de passage ignorent que quelques minutes de pluie intense suffisent à transformer la chaussée en un piège difficile à anticiper, surtout de nuit ou par visibilité réduite.

L’humoriste a lancé un appel pressant aux autorités compétentes, leur demandant de ne plus se contenter d’interventions ponctuelles après chaque épisode pluvieux, mais de mettre en place une solution structurelle et durable. Il réclame notamment un dispositif de signalisation renforcé, voire des travaux d’assainissement permettant d’évacuer plus rapidement les eaux de pluie à cet endroit précis.

Cet appel relance un débat récurrent au Maroc à l’approche de chaque saison des pluies : celui de la vulnérabilité de certains axes routiers face aux inondations soudaines, un phénomène que les services météorologiques nationaux associent à l’intensification des épisodes orageux observée ces dernières années. Plusieurs provinces du royaume ont d’ailleurs été placées sous vigilance pour de fortes pluies et de la grêle ce vendredi, un rappel que la question du drainage urbain et périurbain dépasse largement le cas isolé d’Oued Fès.

Pour l’instant, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part des autorités locales ou des services concernés. L’affaire illustre, une fois encore, l’écart persistant entre les alertes citoyennes et la réactivité des pouvoirs publics face à des infrastructures jugées insuffisamment adaptées aux caprices du climat.

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