Kouloub Faitah fait une entrée remarquée dans l’exécutif marocain. Nommée ce vendredi par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, l’avocate inscrite au barreau de Tanger devient ministre déléguée auprès de la Cheffe du gouvernement, chargée des Relations avec le Parlement et la société civile, au sein de l’équipe constituée par Fatima Zahra Mansouri.
Le profil retenu par le Palais tranche avec certains choix plus techniques observés ailleurs dans le nouvel attelage gouvernemental : c’est une juriste de terrain, rompue aux arcanes de l’Hémicycle, qui hérite d’un portefeuille charnière entre l’exécutif et le pouvoir législatif.
Titulaire d’une licence en droit privé et d’un master en sciences criminelles et études sur la sécurité, obtenus à l’Université Abdelmalek Essaâdi, Kouloub Faitah a construit sa carrière autour du droit de la famille et des contentieux sociaux, civils et commerciaux. Le conseil juridique, l’accompagnement des justiciables et le suivi de dossiers judiciaires figurent parmi ses domaines de prédilection, une expertise qu’elle a mise au service de sa région avant de l’étendre à l’échelle nationale.
Élue députée pour la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma lors de la législature 2021-2026, elle s’est imposée comme première vice-présidente de la commission de la Justice, de la Législation, des Droits de l’homme et des Libertés à la Chambre des représentants. Elle a également siégé au sein du groupe de travail thématique temporaire chargé de l’égalité et de la parité, un engagement qui éclaire la teneur de son nouveau mandat ministériel.
En prenant en charge les relations avec le Parlement, Kouloub Faitah se retrouve en première ligne pour fluidifier le dialogue entre le gouvernement Mansouri et les deux chambres, à un moment où l’exécutif doit composer avec un calendrier législatif chargé, marqué notamment par l’examen de la loi de finances. Son volet « société civile » lui confère par ailleurs un rôle de passerelle avec les associations et les acteurs non gouvernementaux, un chantier que plusieurs observateurs jugent stratégique pour asseoir la légitimité du nouvel exécutif auprès de l’opinion publique.
Son parcours, à la croisée du droit et de l’action parlementaire, est perçu par plusieurs connaisseurs du dossier comme un gage de continuité institutionnelle, dans un gouvernement où les équilibres régionaux et le renouvellement des visages ont pesé lourd dans les arbitrages royaux.
