Les tensions entre Téhéran, Washington et Tel-Aviv connaissent un nouveau pic ce jeudi, alors que des responsables évoquent l’existence de plans de frappes militaires conjoints contre l’Iran. Selon plusieurs sources citées par la presse régionale, l’armée américaine et l’armée israélienne auraient élaboré des scénarios d’attaque, dans un contexte déjà marqué par des mois de confrontation larvée entre les deux camps.
L’information intervient au 127e jour depuis la signature d’un mémorandum d’entente entre Washington et Téhéran, et 236 jours après le déclenchement d’un conflit ouvert entre les deux puissances. Un délai qui n’a visiblement pas suffi à apaiser durablement la situation sur le terrain.
Des mouvements significatifs ont également été rapportés côté américain : du personnel militaire aurait été transféré hors de certaines bases dans la région, accompagné d’une réduction de la présence des troupes stationnées à proximité du Golfe. Washington semble ainsi réorganiser son dispositif, sans que ses intentions exactes soient clairement définies pour l’instant.
Du côté iranien, le Corps des gardiens de la révolution islamique aurait proféré des menaces visant les câbles sous-marins qui traversent le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique pour le transport mondial du pétrole. Une telle action, si elle était mise à exécution, aurait des répercussions majeures non seulement sur l’approvisionnement énergétique international, mais aussi sur les infrastructures numériques mondiales, ces câbles assurant une part substantielle du trafic internet intercontinental.
Par ailleurs, des informations font état d’une pression croissante exercée par Israël pour reprendre ses frappes à l’intérieur du territoire iranien, suggérant que la trêve relative observée ces derniers mois pourrait être proche de son terme. Des chasseurs israéliens auraient par ailleurs été repérés volant à proximité de l’espace aérien iranien, un signal supplémentaire de la montée des tensions.
Téhéran, de son côté, affiche une posture à double visage : les autorités iraniennes se disent à la fois disposées à poursuivre les négociations diplomatiques et prêtes, si nécessaire, à affronter un nouvel épisode de guerre. Cette ambivalence traduit l’incertitude qui règne quant à l’issue de la crise, dans une région du Moyen-Orient où chaque mouvement militaire est scruté avec une attention particulière par la communauté internationale, inquiète d’un embrasement qui dépasserait les frontières immédiates du conflit.
