Le Maroc a rendu, ce mercredi, un hommage appuyé à l’un de ses agents tombés en service. Abdellatif Hammouchi, directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire, a décidé d’accorder une promotion exceptionnelle au grade de brigadier-major au policier El Mahdi Amrioui, décédé dans un accident de la circulation alors qu’il accomplissait sa mission.
Motard au sein de la brigade mobile de la circulation relevant de la préfecture de police de Rabat, l’agent a été grièvement blessé lors d’un accident survenu pendant une opération de routine. Transporté en urgence vers un établissement hospitalier de la capitale, il n’a pas survécu à ses blessures. La nouvelle a provoqué une vive émotion au sein des services de sécurité de la capitale, où le défunt était connu pour son engagement sur le terrain.
Par cette décision, la Direction générale a chargé les services centraux chargés des ressources humaines d’inscrire officiellement cette promotion exceptionnelle dans le dossier professionnel du policier disparu, avec toutes les conséquences administratives et matérielles qui en découlent pour ses ayants droit.
Hammouchi a par ailleurs instruit la Fondation Mohammed VI des œuvres sociales des policiers afin qu’elle présente ses condoléances à la famille du défunt et lui apporte un soutien matériel ainsi que toute l’assistance nécessaire face à ce drame.
Ce geste s’inscrit dans une pratique devenue régulière au sein de la DGSN, qui tient à distinguer, souvent à titre posthume, les agents morts en service commandé. Au-delà de sa portée symbolique, la mesure traduit une reconnaissance institutionnelle du risque que prennent quotidiennement les motards de la circulation, exposés aux dangers de la route autant qu’à ceux liés à leurs missions de sécurité.
Pour les familles des policiers marocains, ces décisions, bien qu’elles ne puissent combler l’absence, constituent un signal fort : celui d’une institution qui n’oublie pas le sacrifice de ses agents et qui s’efforce d’accompagner leurs proches dans l’épreuve, tout en rappelant à l’opinion publique le prix humain souvent invisible du maintien de l’ordre et de la sécurité routière au Maroc.
