Élections législatives : l’actrice Fatima Ouachai élue députée à Casablanca-Settat

Les élections législatives continuent de réserver leur lot de surprises, et celle qui s’est jouée ce mercredi dans la région de Casablanca-Settat n’est pas la moindre. Fatima Ouachai, visage familier du petit écran marocain, vient de décrocher un siège de députée sur la liste régionale du Parti de la justice et du développement (PJD), clôturant ainsi une campagne où sa notoriété artistique aura pesé autant que son programme.

Avec 139 708 voix récoltées, l’actrice devance plusieurs figures de partis concurrents, sans toutefois inquiéter la tête de liste du scrutin régional. C’est en effet Malika Mezouar, candidate du Parti authenticité et modernité (PAM), qui s’impose largement avec 157 495 suffrages. Salma El Alami, portée par les couleurs de l’Istiqlal, complète le podium avec 117 601 voix, tandis que Nabila Remili, candidate du Rassemblement national des indépendants, referme le classement des quatre premiers avec 103 132 voix.

Les douze sièges restants attribués à la région se répartissent entre des candidats issus d’un large éventail de formations : le Mouvement populaire, l’Union socialiste des forces populaires, l’Union constitutionnelle, la Fédération de la gauche démocratique, le Mouvement démocratique et social, le Parti du progrès et du socialisme, ainsi que deux autres partis, chacun se voyant attribuer un siège.

L’entrée de Fatima Ouachai à la Chambre des représentants illustre une tendance déjà observée lors de précédents scrutins : celle de candidatures issues du monde artistique ou médiatique, capables de mobiliser un électorat urbain souvent moins sensible aux étiquettes partisanes qu’à la notoriété du visage placé en tête d’affiche. Reste à savoir si cette entrée en politique se traduira par un engagement parlementaire de long terme ou si elle demeurera un épisode isolé dans la carrière de l’actrice.

Casablanca-Settat, région la plus peuplée du Royaume et l’une des plus disputées de ce scrutin, confirme par ces résultats contrastés la fragmentation du paysage politique régional, où aucune formation ne parvient à s’assurer une domination écrasante. Un éclatement des voix qui, au niveau national, pourrait compliquer la constitution d’une majorité gouvernementale stable dans les semaines à venir.

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